International workshop – economics of ocean acidification (in French)

Conclusions du 2ème atelier international : « Impact socio-économique de l’acidification des océans sur les pêches et l’aquaculture »

Workshop du 11 au 13 novembre 2012

Cinquante-cinq experts provenant de dix-neuf pays ainsi que des représentants d’organisations internationales étaient réunis pendant trois jours au Musée océanographique de Monaco, à l’invitation du Centre Scientifique de Monaco et de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique.

Au menu des discussions : l’impact de l’acidification des océans sur les pêches et l’aquaculture, avec pour objectif d’aider les décideurs politiques à développer des moyens de réponse et créer un dialogue et une synergie entre les biologistes marins et les économistes.
Parfois sous-évaluée, l’acidification des océans – conséquence du rejet de CO2 dans l’atmosphère par les activités humaines – pourrait avoir un coût de 10 milliards de dollars/an sur les pêches mondiales et impacter directement l’économie des zones côtières, lesquelles devraient regrouper 50% de la population à l’horizon 2050 (source : Kite-Powell 2009).

Six groupes de travail représentant les différentes zones de pêche des océans et des mers du monde ont évalué les paramètres biologiques et économiques, élaboré des conclusions et défini des recommandations.
À la lumière de leurs échanges, il est apparu que les régions du monde ne sont pas toutes égales quant aux impacts physico-chimiques ou socio-économiques de l’acidification sur les pêches et l’aquaculture.

Les espèces elles-mêmes ont des sensibilités différentes. Ainsi, les coquillages et les coraux, avec leur coquille ou leur squelette calcaire, apparaissent comme les plus vulnérables contrairement aux poissons qui, selon les connaissances scientifiques actuelles, semblent moins affectés.

Plus globalement, l’acidification des océans pourrait aggraver les effets d’autres pressions environnementales, telle que l’augmentation de la température. Elle pourrait en revanche favoriser le développement de certaines espèces, induisant une modification de la composition des écosystèmes. Pour faire face aux conséquences socio-économiques de ce phénomène, les communautés humaines dépendantes de la pêche ou de l’aquaculture devront adapter leurs pratiques et leur gestion de l’environnement.

Il a été recommandé par exemple d’utiliser le potentiel des écosystèmes côtiers, tels que les herbiers ou les mangroves, comme piège à carbone ou «carbone bleu » afin de diminuer l’acidification ou encore de créer des aires marines protégées, permettant de limiter les stress additionnels (surpêche, pollution, etc.) et de favoriser la biodiversité et la résilience des espèces. La recherche d’espèces aquacoles plus tolérantes a également été suggérée, de même que l’adaptation des pratiques aquacoles.

Ces conclusions et recommandations ont été présentées, à l’issue du workshop, à Son Altesse Sérénissime le Prince Albert II et à un panel de décideurs politiques, par le Prof. Denis Allemand (Directeur Scientifique du CSM) et par le Dr. Michel Warnau (Directeur par intérim des Laboratoires de l’Environnement de l’AIEA).
Le Souverain a ensuite conclu les débats en soulignant l’importance de la mobilisation et de la coopération des biologistes et des économistes.

Musée Océanographique de Monaco, Institut Océanographique, Fondation prince Albert Ier, Prince de Monaco, 14 November 2012. Article.


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