Un réseau mondial pour quantifier l’acidification des océans (in French)

La dissolution de quantités croissantes de CO2 dans les mers constitue un effet collatéral majeur de la pollution. Les scientifiques, réunis cette semaine à Genève dans le cadre du Groupe des observations de la Terre, mettent en place un système de mesure global pour mieux connaître puis contrer le phénomène.

En 2008, les ostréiculteurs de l’Oregon, sur la côte Ouest des Etats-Unis, étaient au bord de la ruine. Plus de 80% des larves mourraient dans les couvains, de manière inexplicable. La cause de ce désastre: une eau trop acide en provenance de l’océan. Pour la première fois, l’acidification océanique, due à l’absorption du CO2 de plus en plus massivement ­rejeté dans l’atmosphère, frappait indubitablement.

Si les ostréiculteurs corrigent au­jour­d’hui artificiellement cette acidité, «on sait que celle-ci est responsable d’une perte économique pour l’Oregon de 278 millions de dollars et, globalement, pour la conchy­liculture, de 6 milliards d’euros», souligne David Osborn, de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui gère depuis 2012 le centre de coordination internationale sur l’acidification des océans à Monaco. «Ces chiffres sont les seules estimations que nous ayons sur ­l’impact économique de l’acidification des océans. De fait, nous manquons cruellement de données.» ­Pallier ce problème est justement l’ambition du nouveau réseau d’observation GOA-ON, dont une présentation a eu lieu jeudi à Genève en marge de la réunion du Groupe des observations de la Terre (lire encadré).

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Caroline Depecker, Le Temps, 17 January 2014. Full article (subscription required).


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