Rapprocher l’acidification des océans et la valorisation économique (in French)

Le Centre Scientifique de Monaco, en partenariat avec l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique et en collaboration avec le Gouvernement Princier, la Fondation Prince Albert II, le Ministère français de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, le Département d’Etat des Etats-Unis, l’IUCN et la CIESM, organisera du 11 au 13 novembre prochain au Musée océanographique de Monaco, la deuxième édition de son Atelier International de Travail visant à réduire l’écart entre les connaissances biologiques et les connaissances économiques relatives à l’impact de l’acidification des océans.

Même si des incertitudes demeurent, l’acidification des océans, conséquence inéluctable du rejet de CO2 dans l’atmosphère par les activités humaines, aura un effet significatif sur les écosystèmes marins et donc sur les économies des zones côtières dans le monde entier, d’autant que 80% de la population mondiale vit le long des côtes. En effet, même s’il n’existe toujours pas d’étude économique détaillée, il a été globalement estimé que l’impact direct de l’acidification sur les pêches mondiales aura un coût de 10 billions de dollars/an. De plus, il existe un besoin urgent de connaître les conséquences à court et à long terme de l’acidification des océans sur les populations de poissons, sources d’activités pour les pêches artisanales et industrielles ainsi que pour l’aquaculture.

Cet évènement internatonal est à l’initiative du Groupe de travail «Monaco Environnement et Economie » dont l’objectif est de fournir aux décideurs des recommandations visant à se préparer aux impacts socio-économiques de l’acidification des océans, non seulement sur les modes de vie, mais également sur les moyens d’approvisionnement et le commerce des ressources alimentaires marines.

Des spécialistes scientifiques et économiques seront donc réunis cette année pour réfléchir à l’impact économique de l’acidification des océans sur les pêches et l’aquaculture. Ils devront par exemple évaluer la sensibilité et la résilience des espèces clés, la vulnérabilité des marchés, ou bien encore, le potentiel d’adaptation de l’aquaculture.

Les conclusions et les recommandations qui seront produites dans le but d’aider les décideurs à développer des moyens de réponse à cette acidification des océans, seront présentées aux participants et aux personnalités invitées, le mardi 13 novembre en présence de S.A.S. le Prince Albert II.

newsmontecarlo.com, 5 November 2012. Article.


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