Impact de l’acidification du milieu marin sur la formation coquillière de l’ormeau Européen Haliotis tuberculata (Mollusques, Vetigastéropodes) (job advert, in French)

Le développement des activités humaines a entraîné une augmentation exponentielle de la concentration en dioxyde de carbone (CO2) atmosphérique qui passerait de 280 ppm avant l’ère industrielle à 560 ppm en 2050 1. Un tiers de l’excès du CO2 est absorbé par les océans, ce qui entraîne une acidification de l’eau. A la fin du siècle, la concentration en CO2 pourrait atteindre selon les prévisions 450 à 650 ppm, et le pH océanique diminuerait encore de 0,2 à 0,3 unité. Il est désormais admis par la communauté scientifique que l’acidification des océans a un impact sur les populations marines, et en particulier sur les organismes calcifiants tels que les Coraux, les Mollusques ou les Echinodermes2. En effet, l’acidification diminue la concentration en ions carbonate, réduisant la capacité de calcification des organismes et induisant la formation d’un squelette plus fragile. Plusieurs études ont montré que l’acidification des océans pourrait entraîner une baisse de 11 à 44% de la calcification chez les métazoaires3. Les effets de l’acidification sur le développement, la croissance et la calcification des organismes marins ont été étudiés chez plusieurs espèces de mollusques marins. L’augmentation de la pCO2 entraîne une diminution significative de la croissance et de la calcification chez les Bivalves, en particulier les coquilles aragonitiques5. Les travaux sur les gastéropodes concernent principalement les effets sur le développement larvaire : chez l’ormeau Haliotis coccoradiata, la combinaison d’une élévation de la température et d’une baisse du pH entraîne une mortalité des embryons et les survivants produisent des larves sans coquille6. Chez l’ormeau californien Haliotis rufescens, l’acidification du milieu entraîne une plus grande sensibilité des larves aux variations de température7.



MUSEUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE Implantation de l’emploi : STATION DE CONCARNEAU
Nature de l’emploi : ATER

Composante : UMR 7208 BOREA MNHN / CNRS 7208 / IRD
207 / UPMC

Section(s) CNU : 68

Profil de recherche

Dans le cadre des travaux de l’équipe « Evolution des Biominéralisations et adaptations aux contraintes environnementales» de l’UMR BOREA, l’ATER participera à la mise en place d’un projet sur l’impact de
l’acidification du milieu marin sur les stades initiaux de la formation coquillière de l’ormeau Européen Haliotis tuberculata. Ce mollusque gastéropode possède des fonctions écologiques essentielles en tant que brouteur de macroalgues et en tant que source de nourriture pour d’autres espèces. De plus, l’ormeau est d’un grand intérêt économique, très recherché pour sa chair et sa coquille nacrée, et son élevage est actuellement en plein essor. Les travaux de notre équipe ont permis de documenter les étapes précoces de la formation coquillière (microstructure, composition minéralogique) et d’appréhender le contrôle enzymatique et endocrinien de la biominéralisation8,9. Il a été montré en particulier que la coquille de l’ormeau Européen est constituée majoritairement de CaCO3 sous forme d’aragonite, à tous les stades de sa formation8. Les structures aragonitiques étant plus sensibles à l’acidification (par rapport à la calcite), la coquille d’Haliotis tuberculata constitue donc un modèle de choix pour l’étude de l’impact de l’acidification. Dans ce contexte, les travaux de l’ATER viseront à étudier, en conditions contrôlées, les effets de l’acidification sur le développement larvaire et la formation coquillière de l’ormeau au cours de son développement. Le taux de survie, la croissance larvaire, la résistance et la composition de la coquille seront analysés aux différents stades de développement en conditions normales et en conditions d’acidification de l’eau de mer. De plus, la biominéralisation étant un processus régulé par des gènes spécifiques codant les protéines de la matrice organique, une analyse comparée de l’expression des gènes en conditions normales et en conditions de milieu acidifié sera réalisée.

Le poste est à mi-temps.

Les dossiers de candidature devront être adressés par mail à l’adresse suivante : deruyter@mnhn.fr
La taille des dossiers complets ne devra pas dépasser 8 Mo.

La date limite de dépôt des candidatures est fixée au vendredi 28 septembre 2012 minuit.
Le conseil scientifique de réunira les 17 et 18 octobre pour l’attribution des postes.
Le détail des profils, l’arrêté du directeur général fixant les conditions générales du recrutement ainsi que le dossier d’inscription sont consultables et téléchargeables sur le site Internet du Muséum, rubrique Recrutement : http://www.mnhn.fr/museum/foffice/national/national/Services/rub-stages/som-stages.xsp?i=1

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