ALLER DE L’AVANT… Recommandations aux décideurs politiques suite au 2ème Atelier international sur l’economie de l’acidification des océans (in French)

UNE BROCHURE LISTE LES ACTIONS URGENTES A METTRE EN PLACE

Les conclusions et recommandations issues du 2ème Atelier International sur l’Économie de l’Acidification des Océans organisé par le Centre Scientifique de Monaco (CSM) et l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) en novembre 2012 viennent d’être publiée sous la forme d’une brochure synthétique. Cette brochure met en évidence les disparités régionales et la nécessité de prendre des décisions politiques adéquates en dépit des incertitudes. La brochure liste les actions urgentes pour atténuer les conséquences socio-économiques néfastes de l’acidification des océans sur les pêches et l’aquaculture et donc, sur le bien-être de l’humanité. Ces conclusions avaient été présentées lors de la 14ème réunion des Nations-Unies sur les Océans et le Droit de la Mer (UNICPOLOS, New York, 17 – 20 juin 2013).

Le 2ème atelier International sur l’Économie de l’Acidification des Océans a réuni du 11 au 13 novembre 2012, 55 experts provenant de 19 pays ainsi que des représentants d’organisations internationales au Musée océanographique de Monaco autour du thème de l’impact de l’acidification des océans sur les pêches et l’aquaculture. Les principales conclusions de cet atelier, présentées dans la brochure et à la conférence UNICPOLOS, mettent en évidence que :

– Les régions du monde ne sont pas toutes égales quant aux impacts physico-chimiques ou socio-économiques de l’acidification sur les pêches et l’aquaculture.

– Les espèces elles-mêmes ont des sensibilités différentes.

– L’acidification des océans pourrait aggraver les effets d’autres pressions environnementales, telle que l’augmentation de la température. Elle pourrait inhiber ou favoriser le développement de certaines espèces, induisant des modifications de la composition des écosystèmes.

– Le coût total de l’acidification est encore indéterminé. Parfois sous-évaluée, l’acidification des océans -conséquence du rejet de CO<i>2</i> dans l’atmosphère par les activités humaines- pourrait avoir un coût annuel de 10 milliards de dollars pour les pêches mondiales et impacter directement l’économie des zones côtières, lesquelles devraient regrouper 50% de la population à l’horizon 2050.

– Pour faire face aux conséquences socio-économiques de ce phénomène, les communautés humaines dépendantes de la pêche ou de l’aquaculture devront adapter leurs pratiques et leur gestion de l’environnement.

– La recherche d’espèces aquacoles plus tolérantes a également été suggérée.

Comme l’a souligné Nathalie Hilmi, la panéliste de Monaco à UNICPOLOS, même s’il est encore nécessaire d’évaluer les impacts socio-économiques de l’acidification des océans, il est déjà urgent de prendre les bonnes décisions car les coûts futurs de l’inaction peuvent être bien plus élevés que les coûts actuels de l’action.

Pour consulter la brochure :

http://www.centrescientifique.mc/fr/Workshops/acidification_2012.aspx

www.iaea.org/monaco/page.php?page=2258

Centre Scientifique de Monaco et Agence Internationale de l’Énergie Atomique, 30 September 2013. Press release.


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